Matériel home studio : la liste pour débuter
Pour monter un home studio, il vous faut cinq éléments : un ordinateur avec un logiciel d'enregistrement, une interface audio, un micro choisi pour ce que vous enregistrez, un casque fermé et les câbles qui relient le tout. Les enceintes de monitoring et le traitement de la pièce viennent ensuite, quand vous savez ce qui vous manque.
La liste du matériel home studio, élément par élément
1. L'ordinateur et le logiciel d'enregistrement
Le cœur du home studio est un ordinateur récent, portable ou fixe. Le logiciel d'enregistrement, qu'on appelle aussi DAW ou séquenceur, sert à enregistrer, monter et mixer vos pistes. Sur Mac, GarageBand est gratuit. Sur Windows, la plupart des logiciels proposent une version d'essai ou une version allégée gratuite : commencez par là avant de payer une licence complète.
2. L'interface audio
L'ordinateur n'a ni entrée XLR ni préampli pour un micro de studio. L'interface audio, ou carte son externe, fait le lien. Elle amplifie le signal du micro, le convertit en numérique et vous renvoie le son dans le casque. Elle fournit aussi l'alimentation fantôme 48 V dont les micros statiques ont besoin.
Comptez les sources que vous enregistrez en même temps. Une voix seule tient sur une entrée. Pour chanter en jouant de la guitare, ou pour un podcast à deux, prenez une interface à deux entrées. Vérifiez aussi qu'elle a une entrée instrument, marquée Hi-Z ou INST, si vous branchez une guitare ou une basse directement.
3. Le micro
Le micro se choisit d'après ce que vous enregistrez et d'après votre pièce. Un micro statique de studio à large membrane rend le détail d'une voix chantée ou d'une guitare acoustique, mais il entend aussi la pièce. Dans une chambre non traitée, un micro dynamique utilisé de près, comme les micros podcast de type broadcast, isole mieux la voix du bruit et de l'écho. Le guide micro dynamique ou statique compare les deux en détail.
Si vous hésitez entre un micro USB et un micro XLR : l'USB se branche directement sur l'ordinateur, sans interface, mais il reste seul. Le XLR passe par l'interface, accepte un second micro à côté et vous suivra si vous changez de matériel. Le guide micro USB ou XLR détaille ce choix.
4. Le casque studio
Pendant une prise, vous vous écoutez au casque. Prenez un casque studio fermé : sa coque pleine empêche le clic et l'accompagnement de fuir vers le micro. Un casque ouvert, plus aéré, sert plutôt à mixer au calme. Le guide casque ouvert ou fermé explique quand choisir l'un ou l'autre. Si vous n'en achetez qu'un, le fermé fait les deux.
5. Les câbles et le support
Un micro XLR demande un câble XLR femelle vers mâle, d'une longueur qui vous laisse bouger sans tirer dessus. Ajoutez un pied ou un bras articulé pour garder le micro à la bonne hauteur, et un filtre anti-pop devant un micro statique pour adoucir les « p » et les « b ». Une guitare ou une basse se branche avec un câble instrument en jack.
Quel matériel pour un home studio, selon ce que vous enregistrez
Pour chanter ou enregistrer une guitare acoustique
Une interface à deux entrées, un micro statique à large membrane monté sur suspension, un filtre anti-pop et un casque fermé. La deuxième entrée vous laisse brancher une guitare électrique ou un second micro le jour où vous en avez besoin. Installez-vous dans la pièce la plus meublée de la maison.
Pour un podcast à deux voix
Deux micros dynamiques de type broadcast, une interface à deux entrées et deux casques. Chaque voix arrive sur sa piste et vous réglez les niveaux séparément au montage. Si vous préférez doser les voix en direct, une table de mixage USB fait l'affaire. Vérifiez alors sur sa fiche ce que transmet la prise USB : beaucoup de petites tables n'envoient à l'ordinateur que le mélange stéréo, sans piste séparée par voix.
Pour poser une voix rap ou parlée sur une instru
Dans une pièce calme et meublée, un statique donne une voix plus détaillée. Dans une chambre où l'on entend la rue ou les voisins, un dynamique utilisé de près vous simplifiera le mixage. Dans les deux cas, gardez le casque fermé et un volume de retour raisonnable.
Ce qui peut attendre
- Les enceintes de monitoring. Elles deviennent utiles quand vous mixez souvent. Au début, un bon casque fermé et une écoute de contrôle sur vos écouteurs et votre téléphone suffisent.
- Le traitement acoustique. Avant d'acheter des panneaux, servez-vous de ce que vous avez : une couette tendue derrière vous, des rideaux épais, une bibliothèque remplie.
- Le second micro. Attendez de savoir ce qui manque à votre son. Un micro choisi pour un défaut précis rend plus service qu'un micro acheté par principe.
- Le clavier maître. Il ne sert que si vous composez avec des instruments virtuels.
Les erreurs qui coûtent le plus au début
- Acheter un micro statique pour une pièce bruyante, puis se battre au mixage avec l'écho et les bruits de fond.
- Choisir une interface à une seule entrée, puis devoir la remplacer au premier duo ou à la première guitare.
- Oublier d'activer le 48 V pour un micro statique, et croire le micro en panne. Le guide alimentation fantôme 48 V explique comment l'activer sans risque.
- Enregistrer avec un casque ouvert ou des haut-parleurs allumés : le micro reprend le retour et la piste devient inutilisable.
Préparer la pièce sans travaux
Évitez le centre d'une pièce vide et les angles, où le grave s'accumule. Placez-vous face à une zone meublée, avec quelque chose d'absorbant derrière le micro et derrière vous. Coupez la ventilation et éloignez l'ordinateur s'il fait du bruit. Faites un essai de quelques secondes et réécoutez-le au casque : si vous entendez la pièce plus que la voix, rapprochez-vous du micro ou changez d'endroit avant de changer de matériel.
Et quand le home studio sort de la chambre
Le même micro dynamique et les mêmes câbles vous suivront sur scène. Pour chanter en public, voyez les micros chant filaires et sans fil et le matériel de sono et de scène. Vous avez une question sur votre configuration ? Écrivez-nous avec la liste de ce que vous avez déjà : on vous dit ce qui manque, et ce qui est en trop.